Mac ou PC ? PC ou Mac ?

J’utilise l’outil informatique depuis le début années 80. Autant dire que j’ai vu passer nombre d’ordinateurs et d’environnements plus ou moins adaptés à la musique, qui furent l’occasion de débattre au sujet de cette sempiternelle question depuis l’avènement de la MAO : mac ou un pc ? Ma réponse sera sans donc sans ambigüité !

Certains systèmes, comme le PC dans ses versions MS-DOS et Windows 3, semblaient surtout conçus par des « zinformaticiens », à destination d’une population à l’opposée du monde artistique, à savoir les comptables . La partie « multimédia » a été réellement gérée à partir de Windows 98, mais principalement pour les jeux et non dans une optique « créative ».

D’autres, tels que l’Atari ST ou les premiers Macintosh, déjà très « friendly user », avaient trouvé un écho favorable (c’est le cas de le dire)  auprès de nombreux musiciens, pour leur pré-disposition à l’enregistrement de séquences MIDI, l’édition de partitions et la synchronisation avec tout le matériel utilisé à l’époque : synthétiseurs, boites à rythmes, séquenceurs et magnétophones à bandes.

La Musique Assistée par Ordinateur était née et ce dernier devenait tout à coup le cœur d’un réseau musical, ouvrant ainsi de nouveaux horizons aux artistes, notamment la faculté de travailler à domicile, dans leur « home-studio ».

Tout cela pour dire qu’il y a en tout artiste qui sommeile en nous une sensibilité qui tendrait  à faire pencher la balance pour des marques ayant déjà un passé « créatif »… L’Atari, le Commodore et consorts ayant disparu, il n’en reste qu’une aujourd’hui, qui après avoir traversé une période d’instabilité, apparaît être « installée » sous diverses formes chez les musiciens de tout poil, du compositeur au DJ en passant par les professeurs, équipés des tours les plus puissantes au petit portables (désolé, je n’ai pas trouvé plus lourd pour afficher une légère préférence pour la marque à la pomme).

Cela s’explique sans doute par un environnement « prêt à l’emploi » dès la sortie du carton et la première mise en route. Le Macintosh (ca y ‘est je l’ai dit :) décolle « du premier coup » après y avoir branché un piano USB, un micro, ou rien du tout : allumez et jouez. Un processus suffisamment rapide (mais pas encore assez à mon goût) qui permet de transcrire ses idées le plus vite possible.

C’est donc bien entendu le logiciel GarageBand, pré-installé sur le Mac, qui sera votre premier « confident » artistique et musical. Nous l’aborderons dès la prochaine séquence !

 

Laurent HAVETTE